Mensonge n°3 : «Notre assurance vie est très rentable»

La très grande majorité des banques continuent de proposer en masse à leurs clients d’investir en fond euros dans le cadre d’un contrat d’assurance vie. Investir en monétaire, est-ce une bonne solution pour vos économies?

banquier nu


Les 4 points
que l’on ne vous dit pas !

  • Diminution constante du rendement des fonds euros depuis 10 ans passant de 5,5% par an à 3% par an en 2011
  • La mise en place de nouvelles réglementations Bâle 3 et Solvency 2 conduisent à une diminution structurelle du rendement des fonds euros
  • Depuis 2011, prélèvement annuel de la CSG-CRDS même sans rachat partiel conduisant à une diminution du rendement
  • Les perspectives de rendement des assurances vies monétaires sont à 2% - 2,5% pour les années qui viennent
graphique
  • DIMINUTION DU RENDEMENT DU MONÉTAIRE :


    Le graphique parle de lui-même. Depuis plus de 15 ans, le rendement annuel des fonds euros n’a fait que diminuer. Certes pendant la même période, l’inflation a légèrement diminué mais dans des proportions nettement moindre.


  • NOUVELLES RÉGLEMENTATIONS :


    Afin de se prémunir contre les risques systémiques de faillite des organismes d’assurance et des établissements bancaires, les institutions internationales ont décidé de mettre en place de nouvelles réglementations, Solvency 2 et Bâle 3. Le principe fondamental est de renforcer les capitaux propres de ces établissements financiers. La conséquence majeure sur les fonds réside dans le type d’actifs financiers pouvant être investi dans le cadre d’un fond euro. Avant il était aisé d’y insérer des actions, des obligations d’entreprises ou de l’immobilier, actuellement il n’est possible d’y investir que sur des obligations d’état notées AAA donnant des rendements de 2,25%.


  • PRÉLÈVEMENT ANNUEL CSG-GRDS :


    Afin de faire face au déficit galopant, l’état français a pris différentes décisions fin 2011 afin de réduire ce déficit. L’une de ces décisions impactent directement le rendement du fond euro. En effet, avant la réforme les prélèvements sociaux, CSG-CRDS, étaient payés au moment où l’investisseur réalisait un rachat du contrat (c’est-à-dire récupérait ses fonds). Depuis 2011, la CSG-CRDS est prélevée annuellement, par conséquent l’investisseur capitalise moins. Par exemple, un investisseur qui investi 100000 euros, perçoit un rendement de 3% aura donc à la fin de l’année 103000 euros qui serait capitalisés l’année suivante suivant le calcul suivant 103000 *1,03 = 106090 euros. Or avec la réforme, le calcul devient : 100000 *1,03 = 103000 euros auxquels on applique les prélèvements sociaux de 13,5% soit 3000 euros * 0,865 = 2595 euros donc l’année suivante c’est seulement 102595 euros qui se capitalise au lieu de 103000 euros d’où un résultat de 102595 * 1,03 = 105672 au lieu de 106090 euros.


  • RENDEMENT PRÉVISIONNEL COMPRIS ENTRE 2-2,5% :


    Au vue de tous les points évoqués précédemment, on aboutit à des perspectives de rendement comprises entre 2 et 2,5% pour les 3-5 ans qui viennent. On aboutit donc à un rendement qui permet tout juste de compenser l’inflation. On pourrait donc dire que les contrats d’assurance vie sans risque permettent juste de maintenir son capital.